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Traitement de l’épilepsie chez le chien : comment le CBD peut aider votre animal ?

Traitement de l’épilepsie chez le chien : comment le CBD peut aider votre animal ?

30 mars 2023 - Mis à jour le 21 septembre 2026

L'épilepsie canine est un trouble neurologique qui affecte de nombreux chiens. La gestion de ce trouble peut être difficile pour les propriétaires.

L'effet anticonvulsif du cannabidiol (CBD), qui a été confirmé par des études sur des modèles animaux et des essais sur l'homme, a suscité l'intérêt des vétérinaires et des propriétaires de chiens.

Pour mieux comprendre l’intérêt potentiel du CBD dans ce contexte, il est essentiel de revenir sur les différentes formes d’épilepsie canine, la manière dont les crises se manifestent, les méthodes de diagnostic et les principales prises en charge vétérinaires.

 

Comprendre l'épilepsie canine


Qu'est-ce que l'épilepsie chez le chien ?

L'épilepsie canine est un trouble neurologique caractérisé par des crises récurrentes, souvent imprévisibles. Ces crises sont le résultat d'une activité électrique anormale dans le cerveau du chien.

Une crise isolée ne signifie toutefois pas nécessairement qu’un chien est épileptique. Des convulsions peuvent par exemple apparaître à la suite d’une intoxication ou d’un trouble métabolique temporaire. Le vétérinaire doit donc chercher à comprendre l’origine des crises avant de pouvoir déterminer le type d’épilepsie concerné.


Les différents types d’épilepsie chez le chien

Il existe plusieurs types d’épilepsie chez le chien, qui se distinguent principalement par l’origine des crises. Les anciennes appellations, encore souvent utilisées, sont conservées ci-dessous afin de faciliter la compréhension.
 

Type Autres appellations rencontrées Origine Exemples et particularités
Épilepsie idiopathique Épilepsie primaire, génétique ou présumée génétique La cause n’est pas liée à une lésion cérébrale identifiable. Une prédisposition génétique peut être démontrée ou suspectée. Certaines races sont davantage prédisposées, comme le berger allemand, le beagle, le labrador ou certains épagneuls.
Épilepsie structurelle Épilepsie secondaire, symptomatique ou acquise Une atteinte identifiable du cerveau est responsable des crises. Tumeur cérébrale, infection, inflammation, traumatisme crânien, malformation, accident vasculaire ou maladie dégénérative.
Crises réactives Parfois anciennement rapprochées des crises secondaires Le cerveau réagit temporairement à une perturbation métabolique ou à une substance toxique. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une épilepsie. Hypoglycémie, certains troubles métaboliques ou intoxications.


Cette distinction permet de comprendre que deux chiens présentant des convulsions apparemment similaires peuvent avoir des causes très différentes. L’identification de cette cause guidera ensuite le diagnostic et la prise en charge.


Quels sont ses symptômes ?

Les symptômes de l'épilepsie chez le chien peuvent varier en fonction de la gravité et du type de crise. Les signes courants incluent :

  • Convulsions
  • Perte de conscience
  • Salivation excessive
  • Mouvements involontaires des membres
  • Perte de contrôle des fonctions corporelles (urine, selles)
  • Comportement anormal après la crise (désorientation, agressivité, léthargie)

Ces signes correspondent principalement aux manifestations visibles d’une crise épileptique. Quelle que soit l’origine de l’épilepsie, ce sont les crises répétées qui constituent sa manifestation clinique centrale. Elles peuvent toutefois se présenter de différentes façons.

Certaines crises restent localisées et peuvent provoquer des signes relativement discrets : elles sont dites focales. D’autres impliquent plus largement le cerveau et entraînent des manifestations plus visibles : elles sont dites généralisées.

 

Type de crise ou phase Symptômes pouvant être observés
Crise focale Contractions localisées d’un membre ou d’une partie du visage, mouvements répétitifs, salivation ou modification soudaine du comportement. Le chien ne perd pas nécessairement connaissance.
Crise généralisée Chute, perte de connaissance possible, rigidité musculaire, convulsions, mouvements involontaires des membres, salivation et parfois émission involontaire d’urines ou de selles.
Phase post-critique Après la crise, le chien peut présenter une désorientation, une fatigue importante, de l’agitation, une démarche inhabituelle ou des modifications temporaires du comportement.


Une crise peut également commencer par des manifestations localisées avant de se généraliser. Certains chiens présentent aussi des changements de comportement avant la crise, comme une agitation inhabituelle, une recherche de contact ou une tendance à se cacher.

 

traitement épilepsie chien

 

Comment diagnostiquer l’épilepsie chez le chien ?

Le diagnostic ne consiste pas uniquement à constater des convulsions. Le vétérinaire doit déterminer si les épisodes observés correspondent réellement à des crises épileptiques, puis rechercher leur origine.


L’examen clinique et neurologique

L’âge lors de la première crise, la fréquence et la durée des épisodes, les manifestations observées avant, pendant et après la crise, les antécédents médicaux et une éventuelle exposition à une substance toxique sont autant d’éléments utiles. Lorsque cela est possible sans mettre l’animal en danger, filmer un épisode peut également aider le vétérinaire.

L’International Veterinary Epilepsy Task Force propose plusieurs critères permettant d’orienter le diagnostic d’une épilepsie idiopathique. L’hypothèse peut notamment être envisagée chez un chien présentant au moins deux crises non provoquées à plus de 24 heures d’intervalle, avec un début des crises entre environ 6 mois et 6 ans et des examens physique et neurologique intercritiques sans anomalie significative. [1]


Les examens complémentaires

Des analyses sanguines et urinaires peuvent être réalisées afin de rechercher certaines causes métaboliques ou systémiques. Selon la situation, une IRM cérébrale ou une analyse du liquide cérébrospinal peuvent aussi être indiquées. L’épilepsie idiopathique constitue ainsi essentiellement un diagnostic d’exclusion.

 

Quelle prise en charge pour un chien épileptique ?

La prise en charge dépend de l’origine des crises, mais également de leur fréquence, de leur sévérité et de leurs conséquences sur la qualité de vie du chien.


Les médicaments antiépileptiques

Plusieurs molécules peuvent être utilisées en médecine vétérinaire, notamment le phénobarbital, l’imépitoïne, le bromure de potassium ou, dans certaines situations, le lévétiracétam. L’objectif est de réduire autant que possible la fréquence et la sévérité des crises tout en limitant les effets indésirables.

Le choix de la molécule, sa posologie et son suivi dépendent exclusivement du vétérinaire. Certains médicaments nécessitent notamment une surveillance biologique régulière.


L’épilepsie pharmacorésistante

Chez certains chiens, les crises persistent malgré une prise en charge antiépileptique correctement conduite. On parle alors d’épilepsie pharmacorésistante, également appelée épilepsie réfractaire. C’est notamment dans ce contexte que le CBD a suscité l’intérêt de la recherche vétérinaire.

 

 

Le CBD et son rôle dans le traitement de l'épilepsie chez le chien

Le cannabidiol (CBD) est un composé naturellement présent dans la plante de cannabis, utilisée de façon ancestrale contre l’épilepsie. Contrairement au delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), le CBD ne provoque pas d'effets psychoactifs.

En effet, le CBD interagit avec le système endocannabinoïde (SEC), système cellulaire responsable de la régulation de nombreuses fonctions biologiques dont la réponse à la douleur, l'inflammation et la régulation du sommeil.

Les récepteurs CB1 sont particulièrement présents dans le système nerveux central et participent notamment à la modulation de la libération de certains neurotransmetteurs. L’action du CBD est toutefois plus complexe qu’une simple « stabilisation » des récepteurs du SEC : plusieurs voies moléculaires susceptibles d’influencer l’excitabilité neuronale sont actuellement étudiées.


Que montrent les études scientifiques chez le chien ?

Une étude clinique randomisée publiée en 2019 a évalué le CBD chez des chiens présentant une épilepsie idiopathique difficile à contrôler malgré leur prise en charge habituelle. Les chercheurs ont observé une diminution médiane de 33 % de la fréquence des crises dans le groupe CBD. [2]

En 2022, une étude croisée portant sur 14 chiens souffrant de crises épileptiques réfractaires a également observé une diminution de la fréquence moyenne des crises pendant la période de supplémentation avec un extrait riche en CBD et en CBDA. [3]

Une étude contrôlée publiée en 2023 a ensuite porté sur 51 chiens atteints d’épilepsie idiopathique pharmacorésistante. Parmi eux, 39 ont terminé la partie du protocole évaluant une dose de 9 mg/kg/jour de CBD. À cette dose, administrée en complément des médicaments antiépileptiques, les chercheurs ont constaté une diminution significative du nombre total de crises et du nombre de jours avec crise par rapport au placebo. [4]

Ces différents travaux montrent donc un intérêt potentiel du CBD comme approche complémentaire chez certains chiens épileptiques, notamment lorsque les crises restent difficiles à contrôler.


Quelle place pour les huiles Taimani chez un chien épileptique ?

Les études disponibles ont principalement évalué le CBD en complément d’une prise en charge antiépileptique déjà en place. C’est dans cette logique d’accompagnement que peuvent s’inscrire les huiles Taimani.

La gamme a été formulée pour s’adapter au poids et au profil du chien, avec différentes concentrations en cannabidiol et des huiles végétales sélectionnées selon les références :

  • Taimani Mini, pour les chiens de 1 à 6 kg, associe du CBD à 5 %, de l’huile de coco MCT BIO et de l’huile de bourrache BIO, naturellement riche en acides gras essentiels ;
  • Taimani Medium, pour les chiens de 6 à 15 kg, contient du CBD à 5 %, de l’huile de coco MCT BIO et de l’huile de pépins de raisin, source d’antioxydants et d’acides gras ;
  • Taimani Maxi, destinée aux chiens de plus de 15 kg, associe du CBD à 10 %, de l’huile de coco MCT BIO et de l’huile de nigelle ;
  • Taimani Maxi+, également destinée aux grands chiens mais avec des besoins plus importants en CBD, propose une concentration à 20 %, associée à de l’huile de coco MCT BIO et de l’huile de graines de chanvre BIO, naturellement riche en acides gras essentiels.

La présence d’huile de coco MCT joue notamment un rôle de support en facilitant l’absorption du cannabidiol et en améliorant sa biodisponibilité. Les différentes huiles végétales apportent quant à elles des acides gras essentiels et, selon les formulations, des composés antioxydants ou nutritionnels pouvant contribuer au bon fonctionnement général de l’organisme.

Dans le cadre de l’épilepsie, il est toutefois important de distinguer ces apports nutritionnels de l’effet anticonvulsivant étudié pour le CBD : les huiles végétales ne constituent pas à elles seules une prise en charge de l’épilepsie, mais elles participent à la formulation globale du complément et à son adaptation au profil du chien.

Les huiles Taimani restent des compléments alimentaires. Elles ne remplacent pas les médicaments antiépileptiques prescrits par le vétérinaire, mais peuvent s’intégrer à une démarche globale d’accompagnement, en particulier lorsque le chien bénéficie déjà d’un suivi médical.

Chez un animal épileptique, il reste recommandé de demander l’avis du vétérinaire avant d’introduire un complément contenant du CBD. Cette précaution permet notamment de tenir compte des interactions éventuelles et d’adapter la surveillance si nécessaire.

Le CBD apparaît ainsi comme une piste complémentaire intéressante et encore étudiée en neurologie vétérinaire, tandis que la formulation des huiles Taimani permet d’adapter plus précisément le complément au gabarit et au profil de chaque chien.

 

Bibliographie

[1] De Risio L., Bhatti S., Muñana K. et al. International veterinary epilepsy task force consensus proposal: diagnostic approach to epilepsy in dogs. BMC Veterinary Research, 2015.

[2] McGrath S., Bartner L.R., Rao S., Packer R.A., Gustafson D.L. Randomized blinded controlled clinical trial to assess the effect of oral cannabidiol administration in addition to conventional antiepileptic treatment on seizure frequency in dogs with intractable idiopathic epilepsy. Journal of the American Veterinary Medical Association, 2019.

[3] Garcia G.A., Kube S., Carrera-Justiz S., Tittle D., Wakshlag J.J. Safety and efficacy of cannabidiol-cannabidiolic acid rich hemp extract in the treatment of refractory epileptic seizures in dogs. Frontiers in Veterinary Science, 2022.

[4] Rozental A.J., Weisbeck B.G., Corsato Alvarenga I. et al. The efficacy and safety of cannabidiol as adjunct treatment for drug-resistant idiopathic epilepsy in 51 dogs: A double-blinded crossover study. Journal of Veterinary Internal Medicine, 2023.

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